Sep 06

Tribal Leadership

tribal_leader_ship J’ai entendu parler de ce livre la première fois lors de l’Agile Tour 2012, pendant la présentation de Véronique Messager dont on peut trouver un compte rendu de Vincent Uribe ici.

Puis je l’ai recroisé lors de la finalisation de Rupture Douce 2  (j’étais relecteur et réalisateur de ‘epub final).

Quand je croise 2 fois un livre par 2 chemins différents, je résiste rarement à l’envie de le lire.

A la lecture du titre je pensais qu’il s’agissait d’une méthode de management inspirée du fonctionnement des tribus africaines où le chef de tribu écoute tout le monde avant de prendre une décision plutôt consensuelle, et bien pas du tout ! (Voir plutôt la Sociocratie pour cela et ici pour une prochaine fiche de lecture)

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Juin 19

Faits et Foutaises dans le Management

Faits et Foutaises dans le ManagementUn de mes anciens collègues, Fabrice Poussière (creative-network.blogspot.fr) avec qui nous parlions souvent des problèmes de management a fini par me confier ce livre pour que je puisse en parler ici.

Jeffrey Pfeffer et Robert Sutton, deux professeurs de management iconoclastes à l’université de Stanford, font le constat que le management est un des seuls domaines restant qui échappe à toute démarche scientifique.

Ils veulent inviter, par ce livre, les managers à un autre mode de fonctionnement plus efficace.

Cette nouvelle approche qu’ils appellent “le management par la preuve” est une analogie de ce qui se fait déjà en médecine sous le nom de “médecine factuelle”. La médecine factuelle s’appuie sur des études scientifiques et expérimentations avant d’introduire de nouveaux comportements, puis de vérifier à postériori l’efficacité de ces comportements.

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Mai 26

Rework !

ReworkJe vais vous parler aujourd’hui d’un livre superbe (la couverture est en relief) qui se veut iconoclaste concernant la création d’entreprise, d’ailleurs l’image de la couverture avec la boulette de papier froissé le présente très bien.

Les auteurs Jason Fried & David Heinemeier Hansson créateurs de l’entreprise Signal37 à qui on doit par exemple “Ruby On Rail”, vont vous présenter dans ce livre plein d’idées reçues sur la création d’entreprise qu’ils vont démonter et faire voler en éclat devant vous.

Ce livre se lit très rapidement, les chapitres font 1 ou 2 pages, et commencent toujours par un superbe dessin stylisé Motto noir et blanc, et balaie la plupart des  croyances sur la création d’entreprise, en prenant exemple sur leur réussite.

 

 

rework_2

Exemples pris au hasard (il y en a 87 !!):

– “Apprendre de ses erreurs ne sert à rien”,

-“il faut ignorer le monde réel”,

-“Le workaholism est à proscrire / Allez dormir”,

-“Faites en moins que la concurrence”,

-“Grandir/Grossir ne sert à rien”, etc…, etc…

Je trouve que l’on sort de la lecture du livre plein d’optimisme, persuadé que toutes les barrières construites pour ne pas se lancer dans la création ont disparu.

Ce livre m’a fait penser à un autre livre assez iconoclaste dont je parlerai bientôt: “La semaine de 4 heures”, de Tim Ferris.

Ce qui n’est pas forcement une coïncidence car Tim fait partie des personnes auxquelles Jason et David adressent leurs remerciements.

Cet article concerne la version américaine, mais j’ai découvert que depuis mon achat, le livre avait été traduit en français, mais j’ai peur qu’il ne soit pas aussi beau 🙂

Avr 24

Manager Humaniste

manager_humaniste“Manager humaniste, parier sur la confiance”, de Philippe MASSON

L’auteur de ce livre est un consultant de haut niveau (il a notamment participé à la création du Second Marché au temps où Pierre Bérégovoy était ministre de l’économie) et a co-dirigé le département consulting de Cap Gemini  Ernst & Young où il a eu à gérer des restructurations d’entreprises.

Etant maintenant à l’automne de sa carrière il reste plus que jamais persuadé du bienfait d’un management humaniste dans les entreprises, seul rempart face à la vague de la mondialisation.

Plutôt que de le paraphraser, j’indique ci-dessous ses citations que j’ai trouvé les plus parlantes.

Qu’est ce que le management humaniste ?

C’est “ménager l’équilibre entre la nécessité de l’évolution et la capacité d’adaptation des hommes”

“faire confiance à priori, contrôler à posteriori, et en tirer les conséquences”

“le rôle essentiel du manager est peut être d’établir avec ses collaborateurs et entre ses collaborateurs une relation de confiance.

* être sur le terrain et favoriser les rencontres pour créer l’intimité;
* respecter et inspirer le respect;
* réduire le risque perçu dans les relations en établissant des règles de jeu claires et stables.”

Rester humble: “L’anxiété est un signe d’engagement émotionnel; elle est nécessaire à l’exercice actif du doute méthodique qui permet d’analyser une situation sans idée reçue”

Pourquoi cela est il aussi profitable aux entreprises ?

Les entreprises deviennent tellement complexes qu’il n’est plus possible de les diriger de façon centralisée à la vitesse nécessaire au changement donc:

“Le seul moyen pour les entreprises de retrouver la maîtrise de leur développement, c’est de libérer le talent d’improvisation de leurs collaborateurs face à l’imprévu, dans le cadre d’un projet qui leur donne le cap, et d’organiser l’apprentissage collectif par le partage des expériences acquises”

Comment motiver ses troupes ?

“Vous obtiendrez plus de vos collaborateurs et de vos interlocuteurs, si vous les ralliez à un projet dont ils peuvent être fiers, si vous leur faites confiance et si vous leur inspirez confiance.”

“Nous avons besoin, pour être motivés, d’être fiers de nous-mêmes et des entreprises pour lesquelles nous travaillons.”

Comment innover ?

“La créativité ne se dicte pas, elle s’entretient.”

Limites et freins à l’humanisme

“les cultures d’entreprise engendrent des tabous qu’il ne faut pas enfreindre”

On retrouve ici le bilan qui avait été fait dans un précédent article concernant la transformation Agile visant là aussi à libérer l’autonomie des individus.

Si la culture d’entreprise n’est pas compatible, ses fervents défenseurs agiront comme  des anticorps et auront vite fait de détruire les intrus humanistes.

Avr 06

The Lean Startup

the_lean_startup Eric Ries est ce que l’on a coutume d’appeler un “serial entrepreneur”, l’une des entreprises les plus connues qu’il a co-fondé est IMVU un des plus célèbres mondes virtuels sur internet.

C’est lors du démarrage laborieux puis de l’accélération de cette entreprise qu’il fait émerger sa théorie du Lean pour les startups.

Il préconise de créer ce qu’il appelle un Minimum Viable Product (MVP), c’est à dire un produit le plus simple possible ayant juste la valeur ajoutée capable d’attirer les “early adopter” et de le lancer tout de suite sur le marché.

Son hypothèse est que même si ce MVP est loin d’être parfait, voire même bourré de bugs, ce n’est pas grave puisque de toutes façons les “early adopter” ne sont pas regardant sur la qualité du moment qu’il y a suffisamment d’innovations pour les intéresser.

Ensuite il faut améliorer ce MVP en lui rajoutant (ou en retirant) des fonctionnalités et vérifier si cela apporte de la valeur aux utilisateurs (en étudiant leur comportement).

Le mieux pour être complètement objectif est de pouvoir avoir différentes populations d'”early adopters”  (à chaque nouvelle modification du MVP) n’ayant pas encore été au contact de l’ancienne version du produit. Cela peut être fait par exemple en distinguant au niveau de l’infrastructure d’accès les anciens utilisateurs des tous nouveaux.

Quand le taux d’utilisation ou de conversion en client payant augmente on continue comme cela en améliorant de façon incrémentale le MVP.

Par contre quand le taux d’utilisation, ou de conversion en clients payants des ces nouvelles populations stagne, il convient d’envisager un “pivot“. C’est à dire utiliser une ou plusieurs des méthodes suivantes:

  • Changer le focus du produit sur d’autres populations,
  • Mettre en avant une fonctionnalité du produit qui va devenir le produit en lui même
  • Rajouter d’autres fonctionnalités afin d’enrichir le produit

Eric met aussi en garde contre certains métriques comme le nombre total d’utilisateurs (incluant toutes les populations) donnant l’impression que le produit est de plus en plus utilisé alors que les nouvelles populations d'”early adopter” sont de moins en moins nombreuses et que donc l’accélération ralentit.

Pour les plus pressés d’entre vous, ou pour avoir un “teaser” du sujet vous pourrez trouver ici une video d’Eric lors d’un Google Talk.

Mar 21

Le 7ieme “Agile Dev Survey” est sorti !

agile dev surveyLe Agile Dev Survey vient de paraitre (http://www.versionone.com/pdf/7th-Annual-State-of-Agile-Development-Survey.pdf), c’est un sondage organisé tous les ans dans la communauté Agile pour identifier l’état de l’Agilité en entreprise, avec ses points forts et les points à améliorer.

Parmi les points à noter:

+ “Scrum” est la méthode Agile majoritairement utilisée pour tous les projets avec 54% des projets.

– La première cause d’échec de projets agile est:

“Company philosophy or culture at odds with core agile values”  12%

Voir aussi la section “BARRIERS TO FURTHER AGILE ADOPTION”  dont la principale avec 52% est: “Ability to change organizational culture”

Toujours une raison de lire ou relire ” Le Guide de Survie à l’Adoption ou Transformation Agile ” de Michael Sahota

Mar 18

Lego et Agilité

IMG_0008Le 12 mars 2013 j’ai eu la chance de donner un cours sur la méthode de gestion de projets Agile Scrum à des étudiants apprentis en Master 2 d’informatique.

Après une première partie d’une heure présentant la méthode Agile Scrum, nous sommes passés à la mise en pratique de la méthode à l’aide de LEGO ™.

Le but du projet était de construire un village en suivant la méthode Agile Scrum.

Pour cela les étudiants présents ont été répartis en 3 équipes Scrum avec chacune un Scrum Master qui changeait à chaque fin de Sprint et une boite de LEGO.

Tout d’abord étonnés par les grosses boites de LEGO bleues, ils se sont vite pris au jeu, certains étant même dépités de n’avoir pu finir leur “story” dans les 7 minutes du premier sprint.

C’était la première fois que j’utilisais les LEGO comme support pour ce cours, et je confirme que c’est un outil exceptionnel pour toucher du doigt les problèmes que l’on rencontre lors d’un projet réel:

  • Que ce soit lors des spécifications ambiguës (une maison de 2 niveaux pour loger ma famille nombreuse) obligeant les apprentis constructeurs à demander combien de personnes devait pour héberger la maison et vérifier la hauteur des plafonds grâce aux petits bonhommes legos présent dans les boites.
  • Ou bien lors des problèmes d’estimations inhérents à tous les projets quand on aborde un champs d’exécution que l’on ne connait pas. L’avantage de Scrum permet d’ajuster à chaque sprint les nouvelles estimations en se basant sur la vélocité (mesure en story point du réalisé moyen ajusté par Sprint).

Pour cette séance j’avais 3 boites de Lego référence 6166 soit une boite par équipe Scrum de 4 personnes. Je ne pense pas qu’il faille aller au delà de 5/6 personnes par boite. Pour des équipes plus grosses il faudrait certainement doubler les boites. D’ailleurs à ce propos marketing oblige les boites sont à moitié remplie neuves, on peut donc facilement mettre le contenu de deux boites dans une seule pour limiter l’encombrement.

La prochaine séance est le 4 avril, je mettrais à jour cette page s’il y a de nouveau aspects intéressant qui apparaissent.

Mes remerciements aux 3 équipes Scrum d’avoir bien voulu jouer avec moi 🙂

Merci  à Ghislaine Ramier-DeRop de m’avoir invité à donner ce cours et épaulé lors de cette première !

Et enfin merci aussi à Florent Lothon (coach “Agiliste“)  de m’avoir prêté sa documentation pour m’en inspirer.

Pour approfondir:

http://www.agile42.com/en/training/scrum-lego-city/

www.lego4scrum.com/

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Lapins Crétins

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Scrum Girls

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Lego’s Farmers

Fév 24

Guide de Survie à l’Adoption ou Transformation Agile

 Le livre de Michael Sahota, célèbre coach agile d’Agilitrix vient d’être traduit en français par un groupe de bénévoles (dont je fais partie !).

Il présente une étude pragmatique de l’adoption ou transformation agile (voir dans le livre la différence que l’auteur fait entre les deux), en fonction de la culture d’entreprise déjà présente.

Il présente alors les moyens que l’agent du changement Agile peut avoir à sa disposition en fonction de chaque culture afin de s’en aider pour faire évoluer toute l’entreprise vers plus d’Agilité.

Comme le dit Florent Lothon (qui a eu l’idée et organisé cette traduction) dans son mail à la liste French Scrum User Group (frenchsug@yahoogroupes.fr):

<<A l’heure où l’agilité vit un moment de fragilité avec pour barrière n°1 “La capacité à changer la culture de l’organisation” (selon l’versionone), ce livre a sans doute un rôle important à jouer.>>

Le livre est disponible en version PDF gratuite à l’url suivante: www.lulu.com

[edit: La version epub est parue -> ici ]

[edit2: Pour ceux qui veulent éviter de se créer un compte Lulu le PDF est là -> Guide de Survie à l’Adoption et la Transformation Agile ]

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou en cas de problème avec le texte de nous envoyer un mail à traducteurs-agile@googlegroups.com

Bonne lecture !

Jan 19

The Personal MBA : Master the Art of Business

personalmbaUn des livres auquel j’attribue sans hésiter le meilleur rapport qualité/prix est sans conteste le Personal MBA de Josh Kaufman.

Josh Kaufman venait d’être embauché dans une très grosse boite américaine (Procter&Gamble) juste à la fin de ses études, et très vite (à priori c’est commun au USA), il s’est retrouvé bloqué dans son évolution parce qu’il n’avait pas de MBA, juste un Master Of Sciences (l’équivalent de notre Mastère / Diplôme d’Ingénieur).

Alors au lieu de foncer tête baissée dans un MBA il a fait une petite enquête autour de lui et voici ce qu’il a trouvé:

Avoir un MBA permet effectivement d’évoluer et de gagner plus d’argent, mais le problème c’est que les meilleurs MBA sont extrêmement chers et nécessitent d’autre part d’y travailler à plein temps, donc sauf fortune personnelle, il faut faire un gros emprunt qui absorbe le différentiel de rémunération une fois obtenu pendant une dizaine d’années.

Il a donc décidé de ne pas faire de MBA mais s’est astreint à lire tous les livres de management conseillés pour les étudiants de MBA au rythme d’un livre par semaine, d’en tirer l’essentiel et de mettre tout cela par écrit dans un livre: le Personal MBA.

Ce livre est très dense de par son but qui est de vous donner les bases essentielles de tous les domaines utiles au management allant de la psychologie, du marketing, au raisonnement systémique. Tout ce qu’il écrit contient la référence d’où il a tiré l’information accompagné parfois de son retour d’expérience.

Il n’y a malheureusement pas encore à ma connaissance de traduction en français, et de toute façon elle serait obsolète, en effet Josh continue de lire tous les livres qui paraissent concernant de près ou de loin le management et met à jour son livre au fur à mesure.

J’oubliais ! Le site web du Personal MBA avec une video de Josh racontant lui comment lui est venu cette idée:

http://personalmba.com/

Jan 03

“Lean Management” de Pierre Pezziardi

lean_managementLe titre complet : “Lean Management: Mieux, plus vite, avec les mêmes personnes”

J’ai appris l’existence de ce livre en suivant la conférence de Pierre Pezziardi lors de l’Agile Tour 2012 chez Microsoft à Issy Les Moulineaux.

Pierre est venu nous raconter son parcours riche d’expérience diverses incluant la création d’une startup dans le domaine de la microfinance, mais aussi et surtout son retour d’expérience lorsqu’il était DSI d’une grande banque conventionnelle.

Ce livre très romancé est (un peu) l’histoire de ce qu’il a mis en place ou aurait voulu mettre en place dans cette banque.

Il est aussi disponible en ligne ici:  http://informatique-conviviale.eyrolles.com/ où l’auteur vous invite à faire part de vos commentaires chapitre par chapitre afin de l’améliorer.

En gros le synopsis, au début c’est le bazar dans la banque, l’informatique coûte de plus en plus cher et les services utilisateurs ne sont pourtant pas contents car les applications mettent un temps fou à être développées , et au final l’application ne correspond plus du tout à ce qui est demandé par les utilisateurs et de plus c’est plein de bugs.

Mais grâce à l’entremise de deux consultants Lean (un externe et un interne), une équipe pilote est montée puis peu à peu répand la bonne nouvelle de l’amélioration continue et d’une équipe pluridisciplinaire cassant les silos, pour changer toute la banque.

Une des devises intéressantes du livre est “si vous arrivez à faire en sorte que votre poste devienne inutile (grâce à l’amélioration continue), vous êtes promus !”. Effectivement un des principaux frein à l’amélioration c’est qu’au bout du compte il faut  moins de monde pour faire le même boulot, du coup quand on s’en rend compte cela refroidit sérieusement la volonté d’améliorer les choses. Une autre solution proposée par le livre pour “recycler” les personnes est de faire en sorte que la banque propose des offres de consulting à d’autres entreprises.

Pour résumer ce livre est intéressant pour l’aspect gestion du changement et comment supprimer quelques uns des freins au changement, mais aussi pour ceux ne connaissant pas le monde de la banque de détail c’est une immersion intéressante dans ce métier, enfin la rédaction sous la forme d’un roman se lit très bien.